L'attitude et les mots

N’interprétez pas tout en fonction de la maladie et assurez-vous qu’il n’y a pas d’autres problèmes (état physique, traitement médicamenteux) .


Soyez dans une relation de confiance où la douceur sera le maître-mot. La communication non verbale est votre alliée et jouera un grand rôle dans vos relations. Manifestez votre compréhension par un sourire. Observez bien les expressions du visage et soyez cohérents dans vos attitudes.  

La meilleure façon d’aller vite sera d’aller lentement. Allez au rythme de l’autre. Adoptez un ton doux et chaleureux en regardant la personne. Insistez sur les termes importants avec des mots simples et des phrases courtes. Laissez-lui le temps pour vous répondre. Aidez-le à retrouver son idée en lui répétant ses derniers mots. Ne livrez qu’un message à la fois et n’annoncez pas trop à l’avance un évènement.  

Soyez attentif à l’importance des repères et des routines, qui sécurisent votre proche.  

Suggérez plutôt qu’ordonner et évitez de mettre la personne dans l’embarras avec des questions qui font appel à sa mémoire défaillante.  

Evitez les situations de conflit ou d’opposition ; vous en percevez le début, faites parler votre proche au départ du sujet en question et en l’en éloignant progressivement.

Observez aussi ce qui se passe quand la personne est sereine et heureuse et valorisez ses succès.  

Dans l’évolution de la maladie, la personne n’a plus les mêmes codes que vous et qu’avant sa maladie. Votre relation est maintenant différente et ses comportements sont beaucoup plus guidés par l’émotion que par le rationnel.  


Quoi qu’il en soit, les comportements perturbants ne sont pas dirigés contre vous mais sont souvent déclenchés par l’environnement et ses contraintes.